Tournée Japon 2015 – Album photo

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Toulouse à la conquête du pays du soleil levant

Afin de promouvoir la destination, en partenariat avec Atout France Japon et Business France, l’Office de Tourisme de Toulouse et l’agence de développement économique Invest in Toulouse accompagnent l’Orchestre National du Capitole dans leur tournée.

Samedi 21 février, des chefs d’entreprises, tour-opérateurs et journalistes étaient conviés par Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole, et Thierry Dana, Ambassadeur de France au Japon, à assister au concert de l’ONCT au Suntory Hall de Tokyo, en présence d’une délégation d’élus toulousains composée de Marie Déqué, Conseillère municipale déléguée à la musique et Jean-Claude Dardelet,  Président d’ Invest in Toulouse.

ONCT - Tokyo 2015

de gauche à droite : Thierry Dana, Ambassadeur de France au Japon – Marie Déqué, Conseillère municipale déléguée à la musique – Jean-Claude Dardelet,  Président d’ Invest in Toulouse

 

Tournée Japon 2015

Après Hiroshima hier soir, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse poursuit sa tournée ce soir à Fukuoka …

Twitter - @RCapucon

Depuis les coulisses du Ueno Gakuen Hall d’ Hiroshima :

ONCT - Tournée Japon (Hiroshima)

de gauche à droite : Thierry d’Argoubet, Délégué général de l’ONCT – Tugan Sokhiev, Directeur musical – Marie Déqué, Conseillère municipale déléguée à la musique – Renaud Capuçon, violoniste

Tournée Japon 2015 – 34th Toshiba Grand Concert

34th Toshiba Grand Concerts Tour

 20 février – 3 mars 2015

Du 20 février au 3 mars, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse sera en tournée au Japon pour une série de 10 concerts dans le cadre du Toshiba Grand Concert 2015

Il s’agit d’une tournée de dix concerts organisée par Fuji Télévision avec l’aide d’un grand sponsor, Toshiba. Elle a lieu chaque année, toujours à la même période, et reçoit de prestigieuses phalanges internationales.

Thierry d’Argoubet, délégué général de l’Orchestre
(Interview à retrouver sur notre site)

Programme de la tournée :

Tugan Sokhiev – Direction
Yulianna Avdeeva – Violon

CHOPIN – Concerto pour piano n° 1 en mi mineur (Y.Avdeeva) 
RIMSKI KORSAKOV – Shéhérazade, op. 35 (G.Laurenceau) 

Vendredi 20 février – Osaka (Osaka Symphony Hall)
Samedi 21 février – Tokyo (Suntory Hall)
Dimanche 22 février – Hiroshima (Ueno Gakuen Hall)
Lundi 23 février – Fukuoka (Fukuoka Symphony Hall)
Mercredi 25 février – Kanazawa (Ishikawa Ongakudo)
Vendredi 27 février – Tokyo (Suntory Hall)

Yulianna Avdeeva (© Harald Hoffman)

Yulianna Avdeeva (© Harald Hoffman)

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Tugan Sokhiev – Direction
Renaud Capuçon – Violon

DEBUSSY- Prélude à l’après-midi d’un faune 
SAINT-SAENS – Concerto pour violon n° 3 (R.Capuçon)
MOUSSORGSKY/RAVEL – Tableaux d’une exposition

Samedi 28 février – Nagoya (Aichi Arts Theater)
Dimanche 1er mars – Sendai (Electron Hall Miyagi)
Lundi 2 mars – Kawasaki (Musa Kawasaki)
Mardi 3 mars – Tokyo (Suntory Hall)

Renaud Capucon (© Paolo Roversi)

Renaud Capucon (© Paolo Roversi)

tgc2015_tokyo_kawa_ol

une histoire de flûtes

Ne me dites pas que vous n’ avez jamais vu l’image:
Le pavillon d’un Temple – toit recourbé et tuiles de céramique, piliers en bois et tatamis – à l’arrière d’un jardin zen (un monde en maquette), une ou deux lanternes en pierre, un pont en arc sur un petit lac, fond de cerisiers en fleurs (sakura) et de Fujiyama, le tout façon estampe japonaise.
Dans le pavillon, un homme en habit traditionnel (kimono et coiffure samouraï) joue du shinobue, une flute en roseau.
Shinobue, Sakuhachi, Nokan, la flute est au Japon ce que le fromage est à la France: une tradition ancestrale, une image d’Épinal, un étendard.
Beaucoup de flûtistes au Japon, beaucoup de très bons flûtistes qui sont souvent venus étudier en Europe ou aux États-Unis et qui contribuent une fois revenus ici à la permanence et au renouvellement de la tradition.
Des écoles de flûtes, des sociétés de flûtistes, des orchestres entiers de flûtes.
Et qui dit flûtes dit magasins spécialisés et luthiers.
Dans ce domaine particulier, le Japon a su attirer les meilleures compétences, les meilleurs instruments, le meilleur niveau international. La planète flûte traversière se concentre en partie à Tokyo.
Si vous souhaitez trouver et essayer n’importe quelle flûte du monde entier, venez au Japon.
Flûtes d’études et professionnelles, en argent, en or, en platine, en or et argent, en platine et or ou encore en bois, piccolos et accessoires déclinés à l’infini, partitions pour flûtes… si ça existe, c’est ici, dans un des nombreux magasins pour instruments à vent.
Les flûtistes de l’ONCT ont donc tout naturellement fait la traditionnelle visite à l’un d’entre eux, spécialiste des instruments américains. Comme leurs collègues de tous les orchestres en tournée au Japon ils sont allés tester les plus beaux instruments actuels, vérifier que le leur était encore à la hauteur ou pourquoi pas faire des projets de changement (après avoir consulté son banquier, il va sans dire!).
Il a fallu d’abord trouver l’endroit dans la jungle de Shinju-ku, un quartier où les tours poussent comme des champignons en Lozère. Pour l’européen moyen, trouver un lieu avec une adresse japonaise ici, croyez-moi, c’est Koh Lanta!
Mais une fois arrivés à bon port, l’accueil est à la hauteur de sa réputation.
Courbettes traditionnelles, arigato goza imasu (merci infiniment) sans arrêt, échange de cartes de visite, ici on est très accueillant et très respectueux des musiciens étrangers.
Un salon d’essai est mis à disposition, on dit ce qu’on est venu voir et là c’est parti, une flûte comme ci, une autre comme çà, celle-là est pas mal, non plutôt celle-là vas-y toi essaie-la… et si on mettait une embouchure différente sur celle qui nous paraissait bien tout à l’heure, ça la rendrait plus intéressante? non?… je vous passe les détails! même nous, au bout d’un moment, il faut dire stop! petite pause là maintenant!
C’est surtout Harmonie qui essaie. Arrivée depuis un peu plus d’un an à l’orchestre, elle imagine changer de flûte dans un avenir pas très déterminé mais certain. Tout le monde y va de son avis, la pauvre… sûr qu’elle préférerait être seule et tranquille.
Pendant ce temps le luthier spécialiste de la flûte que joue Sandrine est parti dans son atelier: comme un ingénieur de formule 1, il va faire LE réglage qui change tout, en quelques minutes.
Bientôt les ardeurs faiblissent : on a bien tout essayé, la grande table est pleine de flûtes plus magnifiques et plus chères les unes que les autres, nous, nous sommes finalement contents de ce que nous avons, Harmonie s’est fait sa petite idée, voilà, nous allons vous laisser, merci beaucoup, arigato goza imasu encore, oui la carte de visite je l’ai déjà, arigato goza imasu.
Tout le monde semble satisfait! Même si aucun achat n’a été fait, le contact est pris et ici, on sait que ces magnifiques instruments dont nous voudrions peut-être faire l’acquisition, nous aurons du mal à les trouver ailleurs avec un pareil éventail de choix.
Re-courbettes en partant, ascenseur pour redescendre et nous revoilà dans la jungle de Shinju-ku.
Dis donc elle était là tout à l’heure cette tour?
Bon… finalement j’achèterais bien un iPad mini comme cadeau de Noël moi, tiens!

Claude Roubichou
Orchestre National du Capitole de Toulouse

Tokyo-Niigata, une journée ordinaire, une fantastique symphonie!

Tournée_Japon_Symphonie

Partition pour grand orchestre en cinq mouvements. Synopsis.

 – Premier mouvement: Preludio

La journée commence Adagio dolce pianissimo par le réveil à l’hôtel de Tokyo.
Léger agitato mezzo-forte: les musiciens bouclent leurs bagages, vérifient l’horaire et prennent leur petit déjeuner en groupes épars. Thème calme et serein.
Accelerando molto: on dépose les valises qui partent pour Kyoto, puis, embarquement dans les bus et départ pour la gare; régisseurs qui s’ agitent pour vérifier l’exactitude de tout. Partie légèrement stressée et vive avant une fin Andante calma.

– Deuxième mouvement: le Shinkansen « Nozomi », Presto assai

Arrivée sur le quai de la gare de Tokyo : le Shinkansen part et arrive à l’heure, bien sûr…ici c’est le Japon!
Thème rapide qui s’accélère al possibile: banlieue de Tokyo, premiers paysages non urbains, campagne japonaise, montagnes enneigées, tunnels, tunnels, tunnels. Musique très rapide et souvent sombre (tunnels). Voix parallèles -pardon- voies parallèles du train qui glisse maintenant avec une extrême vélocité prestissimo vers le prochain concert.
Allargando molto: arrivée en gare de Niigata.
Suit une petite strette finale: descente de l’orchestre dans une sorte d’agitato alla francese un peu éloigné du mode traditionnel japonais.

– Troisième mouvement: Interludio tranquillo

Nouvelle séquence bus et installation hôtel Niigata.
Mouvement de transition sans caractère particulier qui reprend des éléments thématiques déjà cités dans le début de la symphonie.
Il se finit sur un nouveau sujet plus tendu, presque impérieux avec modulations diverses: les musiciens ont peu de temps, sans attendre ils partent par pupitres ou en solo à la recherche d’un restaurant. Dans deux heures la répétition commence.

– Quatrième mouvement: Appassionato con anima

Thème vif joué par quelques solistes: l’équipe technique s’agite pour les derniers détails d’implantation du plateau.
Tutti général: l’orchestre se met en place et les musiciens s’échauffent avant le début de la répétition. Séquence bruyante et désordonnée, ambiance dodécaphonique post école de Vienne.
Révision d’ensemble des points délicats du programme du soir. Partie beaucoup plus organisée et calme, thèmes souvent répétitifs.
Soudain, retour al niente, calma piano. La répétition est terminée, début d’une partie calme et reposante: les musiciens vont se préparer pour le concert, certains se restaurent, d’autres révisent encore quelques passages délicats; ils s’habillent.
Con fuoco!
Le concert vient de commencer. C’est le sommet de la symphonie, toutes les parties précédentes étaient là pour l’exécution de celle-ci. C’est l’apothéose de cette journée ordinaire de l’Orchestre du Capitole en tournée. D’ailleurs c’est une partie que vous connaissez très bien, vous, public fidèle toulousain.
Finale brillante tutta forzza. L’ouverture de Carmen (patrimoine national) comme dernier bis.

– Dernier mouvement: Andante molto tranquillo

Les musiciens rangent leurs instruments et se changent.
Agitato lointain sur le plateau où l’équipe technique s’affaire déjà pour tout ranger.
Mezzo-forte: tout le monde rejoint les bus puis l’hôtel.
Certains vont se coucher: thème calma mezzo-piano; d’autres vont grignoter un bout ou boire un verre: motif serein, harmonies majeures et heureuses avec modulation en mode mineur plus tard pour traduire une certaine fatigue.

La fantastique symphonie se termine par le thème initial du réveil, mais inversé (en langage musical on dit « en miroir »).
On se rend compte alors qu’il s’agit d’une berceuse traditionnelle japonaise.

Claude Roubichou
Orchestre National du Capitole de Toulouse

une belle rencontre

Journée off aujourd’hui à Tokyo et un temps magnifique pour en profiter.
Au cours de la visite du sanctuaire Kanda-Myojin, une petite princesse sortie d’un joli conte regarde avec de grands yeux curieux, s’approche timidement et demande tout doucement:« where do you come from? »
Orient ou Occident, même étonnement! et magnifique fascination.
Une belle rencontre japonaise… croyez-moi, c’est magique!

Claude Roubichou

Claude Roubichou
Orchestre National du Capitole de Toulouse