Philharmonie de Paris

Après le concert de jeudi donné à la Halle aux Grains, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse se produit ce soir à la Philharmonie de Paris : Tugan Sokhiev dirige le Requiem de Berlioz.

Tugan Sokhiev // Direction
Bryan Hymel // Ténor
Orfeón Donostiarra // Chœur
José Antonio Sainz Alfaro // Chef de chœur

BERLIOZ
Grande Messe des morts (Requiem), op. 5

 

 

Vous pouvez revoir le concert du 5 février à la Halle aux Grains de Toulouse sur Medici.tv gratuitement pendant 45 jours : http://fr.medici.tv/#!/tugan-sokhiev-berlioz-requiem

 

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Rugby (à nos amis du Stade Toulousain)

Aujourd’hui c’est Paris, un concert particulier. Nous avons l’habitude de venir jouer ici plusieurs fois par saison: à Paris, « le Capitole » est devenu incontournable.
La Salle Pleyel est pleine, on joue à guichets fermés. Les musiciens attendent dans leurs loges et à l’arrière scène, concentrés sur l’événement. Comme toujours, ils jouent en noir.
C’est l’heure de rentrer sur le plateau, les régisseurs de scène donnent le top, l’orchestre se met en place, applaudissements nourris des spectateurs.
À l’ouverture du concert, Sandrine Tilly pour le Faune de Debussy. Sous les ordres de Tugan Sokhiev, le concert est lancé. On va assister à un grand concert dans la pure tradition toulousaine.
Le public parisien ne s’y trompe pas: à plusieurs reprises on nous a demandé s’il n’y avait pas possibilité de s’abonner pour les concerts de Toulouse à Paris.
Tout se déroule comme prévu. Les enchaînements, les lancements de jeux, maintes fois répétés pendant les séances de répétitions, la tactique orchestrée par Tugan Sokhiev, tous les fondamentaux sont en place. Rigueur, sérieux et travail, c’est le foncier qui permet au talent de s’exprimer. Dans un orchestre, c’est la force du collectif qui révèle les individualités.
Après la pause, la Symphonie Fantastique: tout un programme. La phalange toulousaine y récite sa musique comme le Stade récite son rugby, le public se régale.
À la fin, dernière partie, la Nuit de Sabbat. C’est un festival, ça ouvre dans tous les sens. La musique virevolte de pupitre en pupitre. C’est ça le jeu toulousain, de l’engagement, du talent, de la magie.
Plus que quelques mesures, la symphonie est terminée, les spectateurs sont conquis.
Deux bis en guise de tours de stade pour saluer encore une fois, les musiciens toulousains qui regagnent leurs loges en pensant déjà au concert d’après: c’est toujours le concert d’après qu’il faut gagner.
En tous cas, encore une fois, magnifique prestation toulousaine ce soir à Paris.
Ici, « on est chez nous, on vient, on gagne et on s’en va » (en Amérique du Sud!)

Claude Roubichou
piccolo solo, Orchestre National du Capitole de Toulouse