Tournée Russie

L’Orchestre National du Capitole de Toulouse sera en tournée en Russie du 25 au 27 octobre.

L’Orchestre se produira les 25 et 26 à Moscou, à la Maison de la Musique.

Programme de la première soirée:

BERLIOZ: Carnaval romain ouverture
LISZT: Concerto pour piano n°2 en la majeur avec Jean-Yves Thibaudet
RIMSKY-KORSAKOV: Shéhérazade, op. 35

Programme de la deuxième soirée, dans le cadre du festival Vladimir Spivakov:

LYADOV: Le Lac enchanté, poème symphonique op. 62
BRUCH: Concerto pour violon n°1 en sol mineur op. 26 avec Renaud Capuçon
ELGAR: Variations Enigma, op. 36
Ce même programme sera joué le 27 octobre au Marinskii II de Saint-Pétersbourg, nouveau théâtre inauguré en mai dernier par Valery Gergiev.

Sur le chemin du retour, L’Orchestre fera une halte (le 31 octobre) à Paris, salle Pleyel, pour une soirée Liadov, Elgar et Khatchaturian (le Concerto pour violon sous l’archet de Sergey Khachatryan)

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Des phares pour des bateaux

Des phares pour des bateaux.

Il y a des mots, des phrases souvent si simples, qui se présentent à toi sans crier gare à l’occasion de lectures, de conversations ou de situations anodines et qui se révèlent immédiatement ne devoir exister que pour toi.
Tu ne t’en rends pas compte tout de suite mais tu les ranges avec délicatesse dans la petite boîte à trésors de ta vie.
Et puis ensuite, parfois, tu les oublies. Pour un temps.

Un jour de répétition, alors que j’étais tout jeune musicien de l’Orchestre du Capitole, Michel Plasson, pour illustrer un propos musical banal a dit:

… parce que notre métier est plus qu’un rêve …

Le début et la fin de sa phrase se sont disloqués dans le néant de l’oubli juste après usage. Les mots du milieu, eux, se sont inscrit à mon insu dans le dossier « Prophéties » de ma petite boîte à moi.
Il y a des mots, des phrases souvent si simples, qui sont des phares pour des bateaux.
« Notre métier est plus qu’un rêve. »
Aujourd’hui après un long voyage sur des mers calmes et sous des cieux vastes, le grand équipage de l’Orchestre du Capitole en compagnie du  Capitaine Marco Polo arrive enfin dans l’Empire du Milieu.
Aussitôt débarquée se forme la caravane joyeuse des musiciens qui part pour Pekin prendre ses quartiers dans l’enceinte sacrée de la Cité Interdite.
Là, dans les jardins secrets abrités par des murs aux tuiles bleues, une scène magnifique tendue de pourpre et de brocart à été dressée. Les musiciens prennent place et commencent à délivrer quelques notes de musique qui s’évaporent avec délice dans l’air chaud du soir de cet Orient inconnu.
Bientôt, sous son palanquin d’or, arrive le Fils de la Terre et du Ciel. L’Empereur et Maître du Monde est accompagné de ses trois premières épouses et de ses concubines, des grands dignitaires et des gouverneurs de toutes les provinces Chinoises. Suit la foule des fonctionnaires de l’Empire et des serviteurs dans leurs somptueux habits de cérémonie. Ils sont entourés de la multitude des Pékinois habitants les Hutongs voisins de la Cité Interdite et tous se pressent pour assister au concert de cet orchestre venu d’un lointain occident.
Voici que se présente maintenant un jeune chef d’orchestre venu de la Russie presque voisine. Il salue doucement l’Empereur et tout son peuple puis enveloppe d’un regard bienveillant l’ensemble des musiciens. Sa baguette, en courbes souples délicates et précises, se met à dessiner la musique de Rimsky Korsakov, à raconter l’histoire millénaire d’une Perse ancienne et de ses nuits étoilées. On dirait qu’il s’est mis à rêver lui aussi et que sa baguette et ses yeux ne sont que les ombres de son rêve qu’il communique à chacun.
Tout près de lui une belle violoniste à la chevelure de jais s’est habillée en Princesse Scheherazade pour murmurer délicatement à son oreille la musique enchanteresse de mille et une nuits de contes éternels.
Le jeune chef russe, la belle princesse violoniste, les musiciens, tous ont oublié leurs fatigues et ont plongé avec délice dans l’océan immense de Sinbad le marin et c’est merveille que d’entendre la perfection de leur concert dans le cadre sublime de la Cité Interdite de l’Empire du Milieu.
………………
Notre métier est plus qu’un rêve.

Un rêve, il en faut peu pour qu’il s’envole, c’est fragile comme un papillon à la brise légère du printemps. A la moindre risée il s’évanouit, au coup de vent il meurt. Ne reste alors que le goût fade des nuits sans rêve ou le goût amer de celles qu’on aimerait oublier.

Heureusement, il y a des mots et des phrases qui sont des phares pour des bateaux.

Claude Roubichou

Dernier jour de tournée – Beijing (Pékin), le 19 mai 2013

University Hall Pekin Ext

Le dernier jour.

La veille du retour, des retrouvailles avec les familles, les maisons, les appartements et habitudes quotidiennes. Le dernier jour de tournée est un mélange d’excitation et de mélancolie. Ou peut-être d’envie. L’envie de renter, l’envie de rester, d’aller visiter, explorer, découvrir ce pays inconnu.

La musique est fédératrice, elle rassemble les gens et adoucit les mœurs. C’est un langage universel et il appartient à chacun d’entre nous de l’adopter.

Ce soir c’est la dernière, à l’University Concert Hall de Pékin.

C’est bien triste la fin d’une tournée, c’est la fin d’un voyage, d’une découverte, d’un partage. Mais jusqu’au dernier pizzicato, la dernière mesure, le dernier coup de baguette, la magie du moment perdure.

Peking University Centennial AuditoriumUniversity Concert Hall – Pékin

ALONDRA DE LA PARRA, direction
TATJANA VASSILJEVA, violoncelle

DEBUSSY : Prélude à l’après-midi d’un faune
SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 en la mineur, op. 33
RIMSKY-KORSAKOV : Scheherazade, op. 35

Wagner disait « La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots », alors pour ce dernier concert, écoutons.

 

Margaux Roubichou

Samedi 18 : Tianjin

Grand Theater, Tianjin

Samedi 18 mai, l’Orchestre se produira au Grand Théâtre Concert Hall de Tianjin, pour l’avant dernier concert de cette tournée. Cette salle de concert tire sa particularité de son architecture, pleine de significations. Avec son toit de forme circulaire, le Grand Théâtre Concert Hall est perçu comme un moyen d’être un peu plus proche des nuages et des astres, quelque part entre terre et ciel.
Terre et ciel représentent les bases de la réflexion fondamentale dans la philosophie chinoise.

Tianjin IntGrand Theatre Concert Hall – Tianjin

ALONDRA DE LA PARRA, direction
TATJANA VASSILJEVA, violoncelle

DEBUSSY : Prélude à l’après-midi d’un faune
SAINT-SAENS : Concerto pour violoncelle n°1 en la mineur, op. 33
RIMSKY-KORSAKOV : Scheherazade, op. 35

Pékin

Vendredi 17 mai : Beijing (Pékin)

Cite Interdite Ext

Pékin, capitale de la Chine, centre culturel et politique du pays. La Grande Muraille, la Cité Interdite, le Palais d’Ete, le Temple du Soleil.
Quelque part entre traditions et modernité, l’Orchestre du Capitole s’installe dans l’immense mégalopole.
Située aux abords d’un des plus beaux parcs de Pékin, la Cité Interdite Concert Hall est reconnue pour son environnement romantique et son acoustique particulière. S’élevant en marge de la Cité Interdite depuis 1942, la nouvelle salle de Pékin a été pensée et construite avec l’espoir de donner à la ville une nouvelle dimension culturelle et musicale.
Pour ce premier concert à Tokyo, l’Orchestre présentera trois œuvres.
Le Prélude de l’après-midi d’un faune de Debussy, le Concerto pour Violoncelle en la mineur de Saint-Saëns, et Schéhérazade de Rimsky-Korsakov.

Cite Interdite Int

ALONDRA DE LA PARRA, direction

TATJANA VASSILJEVA, violoncelle

DEBUSSY : Prélude à l’après-midi d’un faune

SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle en la mineur, op. 33

RIMSKY-KORSAKOV :  Schéhérazade, op. 35

Wuhan

Mercredi 15 mai : Wuhan

Qintai Concert Hall extQintai Concert Hall – Wuhan

L’Orchestre a posé ses valises hier après-midi à Wuhan. Capitale de la province du Hubei, Wuhan est la douzième ville la plus peuplée de Chine. Située entre le fleuve bleu et la rivière de Han, Wuhan est la réunion de trois villes : Wuchang, Hanyang et Hankou.
C’est au Qintai Concert Hall que l’Orchestre se produira ce soir.
Sous la baguette d’ Alondra de la Parra, l’Orchestre du Capitole proposera trois œuvres : le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy , Concerto pour violoncelle en si mineur de Dvorák et Scheherazade de Rimsky-Korsakov.

Pour le Prélude de l’après-midi d’un faune, Debussy s’inspire du poème de Stéphane Mallarmé. Le compositeur veut y exprimer les décors, les désirs et les rêves du faune, dans la chaleur étouffante de cet après-midi. Faisant partie de la musique dite impressionniste, cette œuvre reste un des plus grand succès de Claude Debussy.
Le concerto pour violoncelle de Dvorák se différencie des concertos dits « classiques » par son agencement. Ne présentant pas d’introduction de l’orchestre comme il est coutume de le faire, le concerto commence par un thème principal exécuté par le soliste. Ce thème sera repris tout au long de l’œuvre qui ne présente qu’un seul et unique mouvement. Bien que la durée de ce concerto soit particulièrement courte, il met en avant la complexité du violoncelle en y exposant toutes ses palettes et possibilités.

Wuhan Qintai Concert Hall (inside)

ALONDRA DE LA PARRA, direction
TATJANA VASSILJEVA, violoncelle

DEBUSSY : Prélude à l’après-midi d’un faune
DVORAK : Concerto pour Violoncelle en si mineur, op. 104
RIMSKY-KORSAKOV : Scheherazade, op. 35

Lundi 13 mai: Première étape

Après dix heures de vol, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse pose ses valises en Chine pour une tournée de dix jours, du 10 au 20 Mai 2013.
De Shanghai à Pékin, en passant par Wuhan et Tianjin, la Chine accueille l’Orchestre du Capitole pour cinq représentations.
Sous la baguette d’Alondra de la Parra, jeune chef Mexicaine de talent et accompagné de la violoncelliste Tatjana Vassiljeva, l’Orchestre opte pour un répertoire classique et réputé, en présentant des œuvres telles que Scheherazade de Rimsky-Korsakov.

Tatjana Vassiljeva naît à Novossibirsk en Russie, où elle débute son apprentissage de la musique et du violoncelle. Plus tard, elle étudie auprès de Maria Juralijova. En 1994, elle obtient le Second Prix du Concours de Munich, avant de décrocher un diplôme de la Music High School. Tatjana Vassiljeva est la première russe à remporter le Premier Prix du Concours de Violoncelle Rostropovitch en 2001 ; elle sera ensuite sacrée Révélation des Victoires de la Musique Classique de 2005.
Surnommée « La Diva du Violoncelle » par la critique musicale, elle se produit dans le monde entier, tant dans des festivals qu’en soliste ou encore en orchestre de chambre.

photo

Vue depuis les chambres d’hôtel – Shanghai

 Les premières notes de musiques s’envolent de l’Oriental Arts Center Concert Hall de Shanghai, pour un concert prometteur.
Au programme Deqing Wen, Dvorak et Rimsky-Korsakov.
Variations of a Rose de Deqing Wen, est un morceau débordant d’émotions. Créé à partir d’une chanson populaire, il dévoile au fil des notes ce que son compositeur se représente comme l’amour et la douleur qu’il peut entraîner.
Le Concerto pour violoncelle en si mineur de Dvorák fut le dernier concerto écrit par le compositeur. Souvent blâmé pour la prédominance de l’orchestre au détriment des solistes dans ses œuvres précédentes, ce concerto apparaît comme le plus abouti de ses compositions. Le final rend hommage à la belle-sœur et amour passé de Dvorák  décédée peu de temps avant la fin de l’écriture.
Scheherazade de Rimsky-Korsakov, est une invitation au voyage dans le pays des contes des milles et une nuits. Présentée en quatre mouvements, Scheherazade nous transporte à travers le temps et l’histoire, entre un prince, une princesse et un sultan. L’œuvre se base sur des thèmes récurrents. Rimsky-Korsakov inaugure une nouvelle forme de composition, en s’inspirant d’un thème qui deviendra à terme l’identité de l’œuvre toute entière.

Inaugurée en 2004, la salle de l’Oriental Arts Center représente un des emblèmes des formes d’arts traditionnels en Chine.
Ce centre culturel à l’architecture si particulière est entièrement recouvert de verre feuilleté, et regroupe quatre salles : salle de concert, d’exposition, de spectacle et de l’Opéra.
Chaque pétale comprend un pôle différent.

Shanghai Oriental Art Center (outside)
Oriental Arts Center Concert Hall – Shanghai

ALONDRA DE LA PARRA, direction
TATJANA VASSILJEVA, violoncelle

DEQING WEN : Variations of a Rose
DVORAK : Concerto pour Violoncelle en si mineur, op. 104
RIMSKY-KORSAKOV : Scheherazade, op. 35

Tournée en Chine – du 10 au 20 mai 2013

Alondra de la Parra

Alondra de la Parra (Photo © Leonardo Manzo)

Tournée chinoise pour Alondra de la Parra.

L’annulation, pour des raisons personnelles, des concerts du mois de mai 2013 de Tugan Sokhiev, avait contraint d’annuler également la tournée en Chine de l’Orchestre national du Capitole. De nouvelles conditions artistiques favorables permettent de maintenir cette tournée sous la direction de la jeune chef Alondra de la Parra qui a pu se rendre disponible. Les 5 concerts prévus initialement du 10 au 20 mai dans 4 villes chinoises, et attendus dans un pays où l’orchestre s’est produit pour la dernière fois en novembre 2009, seront maintenus avec un léger changement de programme. Cette jeune mexicaine de 32 ans, qui remplacera également Tugan Sokhiev lors des concerts des 5 mai à Rodez et 7 mai à Toulouse, fera ses débuts à la tête de l’Orchestre du Capitole.

Qualifiée d’ « extraordinaire » par Plácido Domingo, elle vient de remporter un vif succès à la tête de l’Orchestre de Paris pour ses débuts parisiens.

Programme de la tournée

Alondra de la PARRA // direction
Tatjana VASSILJEVA // violoncelle

Lundi 13 mai 2013 / SHANGHAI
Deqing Wen Variations of a rose
Dvorak Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104 (B. 191)
Rimski-Korsakov Shéhérazade

Mercredi 15 mai 2013/ WUHAN
Debussy Prélude à l’après-midi d’un faune
Dvorak Concerto pour violoncelle en si mineur, op. 104 (B. 191)
Rimski-Korsakov Shéhérazade

Vendredi 17 mai 2013 / BEIJING
Samedi 18 mai 2013 / TIANJIN
Dimanche 19 mai 2013 / BEIJING
Debussy Prélude à l’après-midi d’un faune
Saint-Saëns Concerto pour violoncelle nº 1 en la mineur, op.33
Rimski-Korsakov Shéhérazade

Musikverein – les coulisses

Vienne 2013 (Musikverein) © Patrice Nin