récit de coulisses

La tournée Japonaise de l’Orchestre National du Capitole commençait véritablement hier avec un premier concert à Yokohama dans la très belle salle du Minato Mirai.
Bien sûr il y a eu le concert Salle Pleyel à Paris et l’accueil toujours enthousiaste du public parisien qui confirme, concert après concert que « le Capitole » est devenu capitale, mais hier s’ouvrait enfin notre nouvelle campagne d’Orient.
Les équipes techniques ont travaillé comme toujours; quand les musiciens arrivent pour la répétition, la scène (dans le jargon du spectacle on dit « le plateau ») est prête, toutes les caisses arrivées par avion spécial de France sont à disposition, les musiciens peuvent retrouver leurs instruments et se remettre à la discipline de leurs sons filés, gammes et arpèges délaissés depuis deux jours. Comme un sportif assouplit ses muscles et s’échauffe avec application, chacun reprend ses marques, ses sensations physiques et instrumentales, écoute le son dans la salle et juge de la qualité de l’acoustique.

photo (2)Ça va, la salle est belle, toute en bois clair et doré, le son se projette sans retenue avec une réverbération très naturelle, ce sera un très bon instrument pour la  musique de ce soir.À l’heure du concert tout s’accélère, musiciens en queue de pie et dames dans leur plus belle robe font quelques dernières notes en coulisses, les régisseurs et techniciens plateau sont sur le qui-vive.

Attention. « Silence s’il vous plaît messieurs dames, préparez-vous pour entrer sur le plateau ». Fabrice, notre régisseur de scène fait les dernières vérifications et ordonne la manœuvre comme un commandant de tir à la NASA. « Allez, c’est parti, bon concert messieurs dames. » À jardin et à cour (de gauche et de droite) les musiciens entrent sur scène et le public applaudit jusqu’à ce que le dernier entré soit installé. Oui, c’est toujours comme ça au Japon. Geneviève Laurenceau est restée en coulisses avec Tugan Sokhiev, quelques mots d’encouragement, des vœux de succès et c’est au tour de notre violon solo de recevoir l’accueil du public de Yokohama. L’orchestre se lève pour saluer, se rassoit, le maestro peut faire son entrée. Et puis comme par magie, le silence se fait en une fraction de seconde, ça y est, la musique va s’envoler. La lumière est sur scène mais en coulisses tout le monde peut déjà se congratuler: après tout le travail d’organisation et de préparation de cette tournée japonaise, après plus de douze mille km de voyage, la partition à été parfaitement exécutée, aux musiciens maintenant de jouer la leur.

Claude Roubichou
Orchestre National du Capitole de Toulouse

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